Note : 7,5/10
Brad Pitt et Jonah Hill se partagent l’affiche de ce film sur le baseball. A la batte, on retrouve Bennett Miller, le réalisateur de Truman Capote.
Brad Pitt incarne Billy Beane, manager d’une équipe de baseball de seconde zone (Athletics Oakland), qui doit reconstruire son équipe après le départ de trois joueurs clé à la fin de la saison. Il rencontre un jeune diplômé d’économie, travaillant pour une écurie concurrente et le recrute en deux temps trois mouvements. Les deux hommes s’appuient alors sur une logique statistique pour recruter des joueurs bon marché susceptibles de leur permettre de viser des victoires. Cette méthode anti-conformiste se heurte à la logique sportive et aux règles du marché. Notre héros blond va alors se mettre à dos tout le reste du club, dont l’entraîneur, campé par Philip Seymour Hoffman (qui jouait le rôle titre dans Capote), qui refuse d’aligner l’une des nouvelles recrues.
A première vue, un film sur le baseball a de quoi faire peur, notamment en Europe, où ce sport n’est pas très populaire et auquel les gens ne connaissent même souvent pas les règles de base. Et c’est sans doute ce à quoi ont pensé les créateurs de ce film, qui ont évité de porter à l’écran trop de phases de jeu, qui auraient pu être ennuyeuses et incompréhensibles pour le profane. Place est faite ici à Mister Beane, et à toute la dimension humaine et psychologique liée à son personnage. A l’instar d’un Any Given Sunday (L’enfer du dimanche) qui montrait comment évolue un coach de football au sein de son club, le spectateur va vivre la saison des A’s d’Oakland à travers Billy Beane. On va souffrir, stresser, s’émouvoir, s’énerver avec lui à chaque instant clé du film. Et le résultat est tellement probant qu’on ne sentira jamais passer les 2h13 du film. On doit sans doute autant cette réussite à la présence magnétique de Brad Pitt, très juste (encore une fois !), qu’au talent du réalisateur. On doit aussi noter la justesse du jeu de Philip Seymour Hoffman, impeccable. Le film est certainement aussi réussi grâce à un scénario très intelligent, agrémenté de petits twists assez fins, le tout distillé à un rythme presque parfait. On doit notamment cela à Aaron Sorkin, qui avait déjà œuvré sur The social Network.
Bennett Miller nous livre un long-métrage élégant, stylisé et riche en émotions. Il prouve qu’il sait mettre en scène de façon efficace, fluide, pour un rendu très agréable à l’œil. Mention spéciale pour une scène de jeu, son coupé, durant laquelle la salle (comme le stade) a retenu son souffle, au sens littéral. Home-run pour Miller.
Au final, ce film intelligent ne vous laissera certainement pas de marbre.
P.S.: ce film est basé sur la vie de Billy Beane.
Et vous, quelle note donnez-vous à ce film?

Ça donne envie!
Je vais me le faire en hit and run même si je dois péter un ciné a coup de batte pour rentrer!
peut m’intéresser! sur le hockey ,j’avais beaucoup aimé “THE ROCKET” .l’histoire de l’incroyable joueur maurice Richard.
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